On conçoit qu’un agonisant ne puisse donner en nue-propriété tant est illusoire et éphémère la réserve de son usufruit, qui autorise pourtant, en principe, une réduction de la base imposable d’autant plus importante que le réservataire est jeune (à titre d’exemple, 40 % s’il est âgé entre 61 et 71 ans révolus).
Article rédigé par Rémy Gentilhomme, membre du Cercle des fiscalistes.
Source : Article paru dans « Les Echos » le 17 février 2011
En France, la fiscalité des donations et des successions suscite de vifs débats. Pour apporter un éclairage factuel et chiffré, Jean-François Desbuquois, synthétise le poids réel des droits de mutation à titre gratuit (DMTG) au travers d’une infographie exclusive.
La proposition d’inciter les Français à transférer de leur vivant dans des fondations d’intérêt public une partie de leur patrimoine, qui serait ensuite imputable sur l’impôt dû à l’occasion de leur succession, a le mérite d’ouvrir un débat, mais avec des moyens qui nous paraissent inadaptés.
Les débats récurrents sur la remise en cause du régime Dutreil ignorent les leçons de l’histoire. L’alourdissement des droits de succession a, par le passé, provoqué la vente massive d’entreprises familiales à des groupes étrangers, accélérant la désindustrialisation et la perte de souveraineté économique. Maintenir ce régime, c’est préserver la transmission et la pérennité du tissu entrepreneurial français.
À l’approche des échéances électorales majeures de 2027, la fiscalité s’impose plus que jamais comme un sujet central du débat public.
C'est dans ce contexte que le Cercle des fiscalistes organisera, le jeudi 5 novembre, à La Maison du Barreau de Paris, la première édition de son Congrès intitulé « La fiscalité au service de la croissance ».