Quand la fiscalité est génératrice de chômage

Publié le 14/02/2013

Le gouvernement Fillon a réformé la taxation des plus values immobilières : il a porté le délai pour être exonéré de toute taxation en cas de revente d’un bien de quinze à trente ans.
Cette mesure a provoqué, dès 2012, une baisse importante des transactions : les vendeurs, du fait de l’alourdissement de la fiscalité, ont souvent renoncé à vendre. Cette raréfaction des biens a entraîné une stagnation, voire une augmentation des prix dans les zones les plus sensibles. Le gouvernement Ayrault a réformé à nouveau ce régime en aggravant le montant de la taxation. Il faut donc s’attendre cette année à passer sous les 500 000 ventes, contre plus de 750 000 il y a deux ans. Les acquéreurs vont se raréfier et attendre une baisse des prix. Bonne nouvelle, car ceux-ci, notamment à Paris, explosaient.

Mais ces mesures vont aussi stopper les ventes de terrains à bâtir sur tout le territoire. Et dans trois ans, on constatera un écroulement de l’offre de neuf sur le marché, une pénurie grave de logements, une hausse des prix des biens existants, une hausse des loyers. A court terme, cela va entraîner une baisse drastique des recettes des collectivités et une hausse du chômage dans la filière immobilière.
Ces dernières mesures fiscales devraient entraîner la suppression de plusieurs milliers d’emplois. Avant de réformer un texte fiscal, les politiques ne pourraient-ils pas réfléchir à l’impact économique de la mesure envisagée ?

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